Télécharger ici la Note de lectures : « Trois livres, trois regards sur l’Amérique en transformation. Rapprochement ou divorce avec l’Europe ? » 

 

La démocratie en Amérique suscite l’inquiétude. Le phénomène Trump ne fait qu’exacerber des tendances qui marquent depuis les récentes décennies la vie politique, économique et diplomatique d’un pays qui entend éclairer le monde de son exemple. Les symptômes et les causes du mal américain sont bien connus et fournissent la matière à de nombreux ouvrages dont la publication s’accélère à l’approche des présidentielles du 3 novembre.

Trois d’entre eux – l’un dû à un Portugais, les deux autres à des Français – convergent sur le diagnostic mais en tirent des conclusions différentes, sinon opposées, quant à ce que pourrait devenir la démocratie américaine et ses rapports avec l’Europe, avec le modèle européen.

De manière implicite ou ouverte, ces ouvrages tentent de répondre à la question de savoir si Donald Trump est une parenthèse qui sera promptement fermée après l’installation d’un nouveau Président à la Maison Blanche ou l’archétype d’une Amérique appelée à durer, certes sans les excès actuels, mais sans perdre ses côtés inquiétants.

Les perspectives tracées vont du renouveau démocratique à la pente autoritaire, de la fracturation sociétale au rassemblement sur de nouvelles valeurs, de la collaboration à l’affrontement avec le reste du monde ; elles restent ouvertes. Pas de déterminisme mais des convictions fondées sur l’expérience personnelle approfondie de chacun des auteurs.

 

Le Renouveau de la Démocratie en Amérique

Il est assez inhabituel pour un haut fonctionnaire d’écrire un essai sur le pays où il est en poste. Ni attente de futures mémoires, une fois le temps de la retraite venu, (« ce que je n’ai pas pu dire «), ni recours à un pseudonyme, le Chef des services économiques français à Washington s’exprime sous son nom, avec mesure, avec ce qu’il faut d’empathie et de recul mais avec clarté. Omission remarquable, pas une seule fois, le nom de Trump n’est mentionné.

Le Renouveau de la Démocratie en Amérique de Renaud Lassus, préfacé par Pascal Lamy, s’inscrit bien, par son titre et son contenu, dans l’esprit d’Alexis de Tocqueville. Celui-ci voyait dans l’Amérique l’avenir de la vieille Europe qui devait s’affranchir des inégalités de conditions, des manquements aux libertés. Mais le constat est plus sombre que celui que pouvait faire Tocqueville en 1835.

Renaud Lassus décrit un pays en proie à une crise profonde, différente de celles que les États-Unis ont traversé ces dernières décennies. Avant le déclenchement de la crise sanitaire (le livre a été publié au moment où le coronavirus démarrait), les États-Unis s’affirmaient comme la puissance majeure, par sa force militaire, l’extraterritorialité de son droit, la durée de la période de croissance économique faisant suite à l’éclatement de la bulle des sub-primes, la place centrale occupée par les GAFA. Pourtant, le pays subissait au même moment une série de chocs qui tous allaient dans le sens de la division, des inégalités sociales et raciales, des ratés du fonctionnement des institutions politiques.

 Le modèle américain est ébranlé quand un pour cent de la population accapare 20% du revenu national contre 11% quarante ans plus tôt et que l’ascension sociale est bloquée. A titre de comparaison, en France, les inégalités ne se sont pas aggravées depuis 1980 et la concentration de la richesse est moitié moindre. L’origine du mal est datée du début des années 80 avec Reagan et les économistes de l’école libérale de Chicago. Le lien social a commencé à sérieusement s’effilocher, le calcul économique devient la seule boussole de la vie économique, la financiarisation s’installe, la prééminence de l’actionnaire l’emporte sur la solidarité, sur la vision à long terme.

Dans sa description des États-Unis, il n’insiste guère sur l’esprit hégémonique des États-Unis, l’empiètement sur la souveraineté des autres, les particularismes américains qui ne les assimilent pas aux Européens.

Trois scénarios sont évoqués et bien documentés : la poursuite des affrontements, la fracture territoriale et le renouveau.

Arnaud Lassus postule que la situation pourrait « continuer de se dégrader avant de s’améliorer « (premier et deuxième scénario) mais que la « maturation sur les solutions » est en cours, que le « rebond » a débuté ; cela l’amène à retenir  le troisième scénario, celui de la convergence entre le principe d’efficacité américain et le souci européen d’une société moins dure pour les plus faibles. Ainsi affirme-t-il que « la société américaine est en train de converger avec l’Europe dans de nombreux domaines essentiels…. L’Europe doit accepter d’être bousculée … par une approche optimiste, qui combine la vitesse, l’appétence pour le risque, la force de l’imagination « Au titre des valeurs, l’Europe, est sommée par l’auteur de suivre la politique américaine de containment de la Chine, faute de quoi elle serait réduite à l’addition de « républiques marchandes ». S’agissant d’un pays dirigé par celui qui se présente comme un grand « dealer «et qui ne s’embarrasse pas de consulter ses alliés, la remarque et l’admonestation ne manquent pas de surprendre.

Cet optimisme à « l’américaine » est une manière très européenne, trop européenne, de concevoir le monde, d’appréhender les autres dans leurs diversités et leurs différences, avec le biais réducteur de la similarité, de l’universalité des références sociales, de la convergence des systèmes inscrite dans l’Histoire. Ce n’est pas le choix que font les deux autres auteurs qui se montrent plus. Sensibles aux singularités durables et aux divergences de cultures.

 

Être Américain aujourd’hui, les enjeux d’une élection présidentielle

Didier Combeau est un spécialiste des formes de violence aux États-Unis auxquelles il a déjà consacré plusieurs ouvrages. Dans « Être américain aujourd’hui, les enjeux d’une élection présidentielle », la description de la violence est loin d’être absente (« fléau typiquement américain ») mais elle est une caractéristique parmi d’autres de l’identité américaine.

A la différence de Renaud Lassus, l’actuel Président est bien présent dans le livre. D’entrée de jeu, il campe Donald Trump : inculte, grossier, raciste, vulgaire… Mais il ne s’arrête pas à ce portrait. Il reconnaît à Trump du savoir-faire, du talent pour la communication. Dans son bureau ovale, il anime une émission de téléréalité, genre si familier aux auditeurs de Fox news, qui n’ignorent rien de ses défauts mais les oublient dans leur détestation des élites.

L’ouvrage de Didier Combeau est une mine d’informations précises et traite de nombreux aspects de la réalité américaine.

En premier lieu, la question raciale, omniprésente depuis les origines de la République et dont le caractère durable et disruptif n’avait pas échappé à Tocqueville. Mais aujourd’hui, les États-Unis sont de moins en moins une nation de Blancs, Anglo-saxons et Protestants (WASP). L’immigration Act de 1924, durci en 1952, a bien tenté de figer la composition originelle de la population américaine en privilégiant Anglais et Irlandais au détriment des Polonais, Italiens et en écartant Africains et Asiatiques, considérés comme indésirables. Il fallut attendre l’impulsion du Président Kennedy pour qu’en 1965 l’émigration se diversifie. Les WASP constituent en 2020 moins de 60% de la population contre 85% en 1945 et ils deviendront minoritaires d’ici la mitan du siècle, face à la montée démographique des Afro-américains aujourd’hui à 13%, hispaniques à 25% et asiatiques à 6%.

Cette évolution ne peut manquer de susciter de l’anxiété, des peurs et des réactions plus ou moins violentes, chez les fortunés comme chez les petits blancs des banlieues et des zones rurales. C’est une des cordes que fait vibrer Donald Trump pour déconsidérer Kamala Harris, la colistière au sang mêlé de Joe Biden. D’autant que cette catégorisation raciale recouvre des différences sociales souvent extrêmes. Un jeune Afro-américain sur neuf est en prison relève Didier Combeau.

Prolongements de la distinction raciale, les appartenances à des groupes et à des minorités de toutes sortes, de plus en plus compartimentées du fait des réseaux sociaux, qui rassemblent ceux qui se ressemblent, qui se radicalisent, et qui débouchent sur la violence, l’exclusion du centre et des modérés.

Dans ce paysage, les corps intermédiaires disparaissent, syndicats, partis politiques en premier lieu. La société civile devient de moins en moins une société et de moins en moins civile. Le libéralisme des campus 60 a fait place à l’intolérance, au politiquement correct et au lynchage médiatique. Le Far West expéditif et l’auto-justice reviennent sur le devant de la scène. Il n’est pas jusqu’aux mouvements écologistes qui ne suivent ce chemin avec l’absence de partis verts à l’échelon national et qui s’incarnent dans des groupes qui défendent les communautés locales et leur bien être personnel (« pas dans mon jardin ») et non l’avenir de l’humanité.

Mais, ce qui peut inquiéter le plus est l’incapacité du système politique américain à dépasser les contradictions pour faire émerger des règles de vie commune acceptables par une majorité. Le système subtil de checks and balances, de poids et contrepoids à la manière de Kaldera, est en panne. Au fil des décennies, le pouvoir fédéral a pris le dessus, par l’impôt et la légifération, sur les États fédérés qui constituent cependant la base du système américain. Le Président est devenu le cœur du système alors qu’il devait être strictement subordonné au Congrès, selon la volonté des Pères Fondateurs qui ne voulaient pas de nouveau monarque.

Cette centralité de l’exécutif est un mouvement mondial mais il est particulièrement marqué aux États-Unis. Voulue d’abord par les Démocrates qui y voyaient une commodité pour mener plus facilement des réformes, cette prééminence est maintenant mal vécue. Le mandat de B. OBAMA montre bien que le pouvoir présidentiel peut être bloqué quand face à un Congrès hostile ou réticent, on n’a pas le culot de Donald Trump. Le Congrès est rendu largement impuissant par les procédures et l’absence d’esprit de compromis. Le système judiciaire devient lui-même la proie des pugilats politiques. La Cour suprême est le lieu géométrique de cette lutte pour nommer – à vie – des juges proches des opinions du gouvernant de l’heure. Cela ne manque pas de rejaillir sur les grands choix politiques quand la décision finale (y compris pour l’élection du Président) revient au système judiciaire. La séparation et l’équilibre des pouvoirs s’en trouvent compromis.

Un élément stable du système reste toutefois la structuration de la vie politique autour de deux partis. La différence est de plus en plus tranchée entre les Républicains qui sont devenus conservateurs, idéologues ou hommes d’affaires et les Démocrates, de façon tout aussi systématique, progressistes, libéraux. Un « fossé s’est creusé au cours des quelques décennies passées »  qui rend  ainsi impossible le vote d’un texte au Sénat car une majorité qualifiée est requise, ce qui paraît pratiquement exclu. tant les points de vues sont opposés. Un tiers de la population manifeste de l’attachement à l’un ou l’autre partie et, pour gagner, des élections, il faut capter le maximum de suffrages des deux tiers restants. La radicalisation des deux partis traditionnels fait que la vie politique se polarise aux extrêmes et ne pousse pas à des positions intermédiaires, à des compromis, comme cela devrait être le cas. Facteur aggravant, les réseaux sociaux cultivent l’émotivité, l’entre soi, l’autisme politique.

Au total, Didier Combeau se montre moins confiant que Arnaud Lassus quant à des lendemains meilleurs pour l’Amérique. Les fractures se creusent encore plus rapidement depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump qui divise pour présider. La société américaine est en proie à des clivages profonds, irrévocables car de l’ordre de l’affect et non de la raison.

Néanmoins, une masse silencieuse reste désireuse de bipartisanisme et de modération ; c’est une source d’espoir que cette aspiration, mais le système électoral américain ne légitime plus les hommes politiques qui seraient à même de redonner du sens, une identité commune au peuple américain, de parvenir à obtenir des choix bipartisans sur de grands sujets.

 

History has begun, the birth of a new America

Après deux regards français, un regard portugais sur les États-Unis ?

Pas vraiment car Bruno Maçaes suit un parcours original de chercheur, d’homme politique, de banquier d’affaires et de voyageur à la manière de Marco Polo. Après avoir été durant deux ans, Secrétaire d’État aux affaires européennes dans le gouvernement de Antonio Costa (2013 -2015), il a parcouru pendant six mois, suivant le fil de la route de la soie, l’Asie ou plutôt l’Eurasie, qui, pour lui, sera la masse continentale du XXIème siècle. Il a rejoint ensuite l’Hudson Institute et l’Université de Renmin comme chercheur. Citoyen du monde.

Après the Dawn of Eurasia qui, décrit son vaste périple en Asie et « Belt and Road, a chinese world order », Bruno Maçaes publie « History has begun, the birth of a new America », ouvrage qui capitalise les impressions et jugements de son séjour américain  entre Harvard comme étudiant et comme chercheur .

Pétri de culture américaine, il porte un jugement très documenté sur l’Amérique en mutation, qui, pour lui, n’est ni l’Europe avec ses valeurs d’hier, ni la préfiguration de l’Europe. Il est sévère avec Alexis de Tocqueville qui, selon lui, n’a pas compris l’identité américaine car trop prisonnier d’une vision européo-centrée, marquée par la conviction que le monde était destiné inévitablement à devenir libéral. Pour Bruno Maçaes, Alexis de Tocqueville serait, en quelque sorte, un Francis Fukuyama avant l’heure, prophétisant la fin de l’histoire, le monde partageant les mêmes valeurs et formes de gouvernement, le moteur de l’histoire s’arrêtant faute du carburant de la dialectique des valeurs et des régimes politiques. La prophétie de Tocqueville essuie, comme celle de Fukuyama, le  même démenti par l’Histoire. L’Histoire des États-Unis ne s’arrête pas mais commence, a commencé. Une nouvelle Amérique est en train de se forger, selon de nouveaux principes, en réaction à des valeurs européennes considérés comme dépassées.

Comme pour Didier Combeau , la vie politique américaine est devenue un spectacle , un show permanent. Donald Trump n’a pas pour ambition de changer le monde mais d’observer l’impact médiatique de ses actes. A noter que, dans son discours au Congrès d’investiture de Joe Biden, Barack Obama a également reproché à son successeur de traiter la Présidence comme une émission de téléréalité, pour satisfaire son égo.

Après Didier Combeau et Arnaud Lassus, Bruno Maçaes énumère les signes de vieillissement, de déclin des États-Unis. Polarisation politique extrême et incapacité d’un minimum de consensus entre forces politiques, baisse de la productivité, hausse de la dette, violences quotidiennes, dégradation des infrastructures, baisse de l’espérance de vie…

Tous ces maux sont anciens mais au lieu d’être corrigés, ils ont été amplifiés voire encouragés par des politiques à court terme et des comportements politiciens. Pour Bruno Maçaes, cette détérioration n’est peut-être que le symptôme d’une Amérique en métamorphose et non la fin des États-Unis. Les États-Unis se séparent de leur cocon européen pour devenir une nation où les éléments humains et culturels européens deviennent minoritaires, où le réalisme les amène à changer de paradigme. Il n’y a plus d’Occident guide du monde, avec son idéalisme et ses guerres de conversion ratées, le pouvoir change de mains, le réalisme est seul à même de défendre les intérêts nationaux, les apparences comptent plus que les réalités dans l’exercice des responsabilités politiques. 

Les traits américains deviennent plus asiatiques qu’Européens : religiosité, peines de mort à grande échelle, fusillades incessantes, appréhensions vis-à-vis de l’étranger…

Le constat est que « les États-Unis ont cessé d’être une nation européenne…, ses actions ne vont plus dans le sens de la promotion du respect de la loi et de l’indépendance de la justice…ils deviennent rapidement ce qu’ils ont jusqu’alors adjuré les autres de ne pas être.

Bruno Maçaes achève son essai par des réflexions sur la guerre commerciale que mène les États-Unis contre la Chine. Cette guerre vise plutôt à convertir la Chine au modèle occidental qu’à la contenir. C’est plus une attitude de l’administration américaine que celle de Trump lui-même qui regarde toute idéologie avec mépris. Quel est l’objectif final ? La chute du Parti Communiste Chinois ? Le découplage, avec l’attente d’une anémie de l’économie chinoise ?

Cette politique de découplage se heurte à des réalités de terrain, entraîne un coût considérable, car les gains de la mondialisation avec ses chaînes de valeurs accumulées ces 20 dernières années s’évaporeront. Il faut y réfléchir.

Le parallèle avec la guerre froide rencontre des limites importantes. Il ne s’agit plus de défendre des modèles mais de « façonner la politique et l’économie du monde ». Pour les États-Unis, découpler et démembrer la mondialisation, c’est perdre l’avantage qu’ils possèdent et donc le levier sur la Chine. C’est pousser la Russie et la Chine à un mariage de raison. Comme le montre les calamiteux essais de « régime change », c’est susciter le chaos et constater que le monde n’est pas sorti du seul moule européen ou américain.

Pour Bruno Maçaes, « la tragédie de la politique étrangère américaine est son incapacité à respecter le mystère de ce qui ne lui n’est pas familier, dans sa distance et son étrangeté ». La transformation des États-Unis passe par l’acceptation d’un monde multipolaire, d’une constellation d’États autonomes et puissants ; il lui faut admettre que ce n’est plus seulement à Washington d’écrire l’histoire du monde.

 

Ces ouvrages ont été publiés au début de l’année alors que le virus ne frappait encore que la Chine. Huit mois se sont écoulés depuis. Ils n’ont pas rendu obsolètes ces analyses et prévisions. Au contraire. Pas d’Union Sacrée (là comme ailleurs) face au fléau de la maladie. Les mêmes errements et carences du système politique à réagir en bon ordre. Une politique étrangère inchangée faite d’intimidations et d’unilatéralisme contre-productif.

Les élections, présidentielles et bien d’autres, se tiennent (normalement) dans dix semaines. Donald Trump inquiète par sa volonté à peine dissimulée de ne pas devoir quitter la maison Blanche, à tout prix.

Maus, changement majeur quoique précaire, Trump a dévissé dans les sondages et le virus a atteint sa popularité. Les oracles ont changé de prédictions. Joe Biden vient d’être investi par les Démocrates et a fait connaître sa plateforme électorale. Il a aussi choisi sa colistière en la personne de Kamala Harris qui représente cette Amérique qui n’est pas blanche mais qui a réussi. Joe Biden a pris des positions en rupture avec les politiques décidées par Donald Trump et qui laissent espérer un comportement plus responsable à l’intérieur comme en politique étrangère.

Est-ce un premier élément de réponse aux interrogations et inquiétudes de nos trois essayistes ?

La majorité silencieuse, en qui chacun espère, va-t-elle s’exprimer et manifester son existence politique par l’élection d’un Centriste, d’un homme et d’une femme capables de rassembler, de mettre fin au ressort de l’antagonisme comme mode d’exercice du pouvoir ? Il reste aux Américains à trancher par leur vote. Rien n’est acquis en novembre ni au-delà, tant les forces centripètes font partie du paysage des États-Unis, comme le démontrent la convergence de diagnostic des trois livres, seule l’issue plus ou moins heureuse les sépare.

 

Par Serge DEGALLAIX

Directeur Général

Fondation Prospective et Innovation