INTERVENANTS :

Jean-Pierre RAFFARIN, Ancien Premier ministre, Président de la Fondation Prospective et Innovation

Laurent BURELLE, Président de Plastic Omnium

Anna-Maria CORAZZA BILDT, Ancienne députée européenne

Fabienne KELLER, Députée européenne

Nikolaus MEYER-LANDRUT, Ambassadeur d’Allemagne en France

 

PRESENTATION :

Il est courant de dire que l’Europe s’est forgée dans les crises, celles-ci les obligeant à surmonter ses divisions et ses blocages. On ajoute volontiers que le moteur franco-allemand y a beaucoup aidé, tant en raison du poids économique que représentent ensemble les deux pays que parce que l’un et l’autre ont souvent des positions de départ suffisamment éloignées pour que leurs partenaires puissent aisément trouver leur place dans les compromis auxquels ils parviennent à deux.

Les couples Giscard-Schmidt puis Mitterrand-Kohl ont brillamment illustré cette assertion mais après le retrait des deux derniers protagonistes, le moteur a paru se fatiguer. On a invoqué pour l’expliquer l’alchimie des personnalités, l’élargissement de l’Union à 28, le retour des intérêts nationaux…

Quoi qu’il en soit, l’irruption du Covid-19 vient de bousculer la routine qui s’était installée. Elle a mis en pleine lumière, outre les défaillances de l’Union en matière de santé, le réflexe de chacun pour soi qui a marqué les premières réactions à la pandémie et le risque existentiel qu’il faisait courir à l’Euro, voire à la construction européenne tout entière. Au-delà, la crise économique qui s’annonce exceptionnelle et le contexte international qui s’est fortement assombri ont paru rendre encore plus indispensable de faire franchir à l’Union un pas décisif.

C’est ainsi que Paris et Berlin ont pris une initiative disruptive en proposant un plan de relance fondé sur un emprunt de la Commission à hauteur de 500 milliards d’euros qui permettrait d’accorder des subventions aux Etats membres les plus touchés par la crise.

Cette proposition a été reprise par la Présidente de la Commission dans son Plan de Relance et de Résilience. Il reste à le faire approuver. L’initiative franco-allemande a été largement approuvée par les Etats membres mais il reste à dépasser les objections de ceux qui la considèrent inappropriée et déresponsabilisante, lui préférant l’endettement porté par les Etats membres.

Le Conseil Européen des 18 et 19 juin sera une étape essentielle. Par ses conclusions, il permettra de juger de la force de la proposition franco-allemande, reprise et élargie par la Commission. Quelles conditionnalités au plan de relance pourraient être imposées ? Ses conclusions permettront-elles de tracer un nouveau chemin pour l’Europe? Changement de circonstances dû à la pandémie ou nouveau paradigme pour l’Union Européenne ? Quelles évolutions en profondeur en Allemagne cette initiative traduit-elle ? De nouvelles initiatives à imaginer ? De quelle manière ? Nouveau départ pour la solidarité européenne communautaire ?

 

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Clôture des inscriptions dimanche 28 juin à 18h00